
Longtemps sur mon chemin j’ai glané ces instantanés de l’esprit, que les pragmatiques nomment hallucinations, mais qui ont élargi ma réalité. L’horizon est clair, ma détermination nullement entamée par les incarnations infâmes. M’éloignant du tunnel au bout duquel la lumière achève sa méthode, je file mon instinct sans me laisser déstabiliser par les manœuvres de la basse foule animée. Il y a comme de la résilience dans ma renaissance.
J’ai anéanti jusqu’à la déraison
Attirant les cupides vers l’immatériel
La seule geôle visible du ciel
Convoquant Déméter* dans ses fondations
Nul besoin des monstres d’acier pour flotter en-dehors de mon enveloppe charnelle. Le repli introspection est mon moyen de locomotion. Il me transporte dans la contrée des dilemmes ultimes, près des ancêtres qui me montrent la voie, près des sages qui me guident. L’équilibre des paroles pointe entre la cognition et l’instinct.
Tout est possible, là-bas, me disent-ils
Proche des troublantes espérances
Les artisans du chaos réduits à l’outrance
Où les cendres embrassent l’exil